Nos actions

Le suivi scientifique

L’installation et l’évolution du peuplement des sites sont ensuite régulièrement suivies grâce à des comptages visuels en plongée sous-marine effectués par les bénévoles d’Aquitaine Landes Récifs et différents bureau d’études (Biosub, CERECA, Océanide). Grâce aux images et vidéos également réalisées au fond, le public est sensibilisé à la problématique de l’épuisement des stocks halieutiques, au concept de récif artificiel, aux travaux de l’association, à la richesse des fonds marins de la région Aquitaine et aux résultats obtenus.

Pour compléter ces informations, des pêches expérimentales annuelles sont entreprises en 2007 et 2008 en collaboration avec le bureau d’études Océanide et les marins-pêcheurs de Capbreton. Elles permettent d’apercevoir certaines espèces d’observation délicate (mode de vie, comportement, etc).


Méthodologie des relevés :

Comme les années précédentes, les observations sont réalisées en scaphandre autonome par les plongeurs bénévoles de l’association Aquitaine Landes Récifs et des plongeurs biologistes professionnels (bureau d’étude, etc). Tout d’abord, elles sont répertoriées sous l’eau à l’aide de fiches de comptage immergeables.

Observations et relevés des plongeurs

Puis, de retour sur le bateau, une nouvelle fiche d’observation est remplie individuellement par chaque plongeur. Des images photos et vidéos sont prises en complément à chaque sortie.

Le comptage est effectué selon le protocole de suivi scientifique en plongée de 2010 qui prend en compte tous les individus et toutes les espèces avec une concentration particulière sur les espèces d’intérêt commercial (invertébrées et vertébrées).

Le plongeur identifie si possible les individus jusqu’à l’espèce. S’il ne la connait pas, il note le plus précisément possible les éléments distinctifs (couleur, taille, présence de tâche, forme de la bouche, des nageoires, de l’œil, de la ligne latérale, type de nage, etc.) et le photographe prend des clichés. Selon les espèces, il se concentre sur :

  • la tête et les nageoires pour les poissons
  • les antennes, les pinces, le rostre et l’abdomen pour les crevettes
  • les pattes, les pinces, la carapace et la partie entre les yeux pour les crabes
  • les tentacules et la bouche pour les anémones, la forme rétractée si possible avec le pied et la zone de jonction entre le pied et les tentacules
  • les deux pores pour les ascidies
  • une branche et sur un polype si possible pour les gorgones
  • le tube et le panache branchial pour les vers tubicoles

Pour les effectifs, le comptage s’effectue individuellement jusqu’à 10 individus puis des estimations sont faites par classe.

Les palanquées constituées de 2 ou 3 plongeurs, comprenant un observateur et un photographe et/ou caméraman, afin d’acquérir des données visuelles supplémentaires, effectuent une trajectoire aléatoire dans, au dessus et autour des récifs.

Détails des palanquées

L’approche et le déplacement sont réalisés strictement de la même façon à chaque inventaire. La chronologie du comptage est la suivante entre 10 et 15m de profondeur :

  • les espèces très mobiles et difficiles d’approche (sars, bars, dorades) en premier
  • les espèces à proximité immédiate du récif (poissons : labres, serrans ; invertébrés : calmars, seiche) en second
  • les espèces grégaires de pleine eau, peu craintives, souvent très abondantes (chinchards, tacauds, ombrines) en troisième
  • les espèces inféodées aux récifs (poissons : congres, rascasses, blennies, gobies ; invertébrés: poulpes, crustacés, etc.) explorant consciencieusement toutes les cavités ainsi que les zones internes à l’aide de phares sous-marins en dernier

Enfin, la nature du substrat et des organismes vivants recouvrant le sol est notée, ainsi que l’épaisseur des concrétions sur les buses.

La multiplication des palanquées permet de visiter un plus grand nombre de modules, augmentant ainsi la surface de prospection.

Il peut s’avérer difficile de détecter, de reconnaitre et de dénombrer certaines espèces qui se déplacent parfois en bancs compacts.
Le complément d’informations apporté par la prise d’images vidéo et photos est ainsi important puisqu’il permet d’identifier des espèces indéterminées ou non prises en compte lors du comptage.

Vidéos sous-marines

Les pêches expérimentales :

Les pêches expérimentales permettent de compléter les données obtenues au cours des plongées sous-marines. Certaines espèces craintives ou diurnes jamais observées en plongée, sont identifiées au cours des ces pêches. Cette technique vise également à évaluer l’impact de l’immersion des récifs artificiels sur la pêche professionnelle locale et à impliquer les pêcheurs professionnels dans la gestion des récifs artificiels.

La pêche locale

En novembre 2007 et juin 2008 des pêches expérimentales ont été organisées sur les sites de Soustons /Vieux-Boucau, et de Messanges/Azur/Moliets et Maâ avec l’aide du bateau P’tit Loup basé à Capbreton. L’opération consiste à poser 3 filets ayant une taille (400 mètres), et une maille identiques sur les sites. Un des filets est placé au milieu des récifs, un vers la côte, et un vers le large, ainsi que sur une zone témoin entre les deux concessions. Ces pêches expérimentales ont permis d’observer majoritairement tacauds, maigres, grisets, merlus, bars, roussettes, marbrés, Saint-Pierre, lieux jaunes, bonites à dos rayé, daurades royales, sardines, vives, merlan.

Les prises du jour

Vous pouvez consultez tous les compte-rendus des suivis scientifiques et des pêches expérimentales dans les rubriques Nos infos et Nos comptes-rendus.